recrutement des patients

Un projet de recherche clinique sur les maladies transmises par les piqûres de tiques (projet OHTICKS) démarre au printemps 2018 dans 4 centres hospitaliers en France : CHU de Garches, Saint Antoine à Paris, Besançon et Saint Etienne.

 

Le projet en quelques mots

Cette recherche a obtenu un financement de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

Elle est promue par l’Institut Pasteur en partenariat avec l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA).

Si vous êtes intéressés, nous vous invitons à prendre connaissance du projet et prendre contact avec le centre hospitalier participant le plus proche de votre domicile qui vérifiera si vous présentez les critères requis pour participer à l’étude.

Le projet dans le détail

Chez l’homme, les piqûres de tiques sont fréquentes et associées aux activités de plein air. Les tiques contiennent dans leur salive de nombreux agents infectieux dont certains peuvent être transmis à l’homme.

L’agent le plus connu est Borrelia burgdorferi, responsable de la maladie de Lyme qui est transmis à l’homme par la tique Ixodes ricinus. Cette maladie se déroule classiquement en 3 phases : la phase primaire, caractérisée par l’érythème migrant (EM), lésion sur la peau et les phases secondaire et tertiaire qui comprennent des symptômes neurologiques et/ou rhumatologiques (articulaires) et/ou cutanés.

Cette maladie est diagnostiquée en phase primaire par la présence d’un érythème migrant consécutif à une piqûre de tique et dans ses phases tardives par des tests sanguins. Parallèlement aux cas classiques de borréliose de Lyme, certaines personnes piquées par des tiques ressentent de signes cliniques multiples et non spécifiques pour lesquels le diagnostic étiologique ne peut être établi. Par ailleurs, d’autres personnes, qui ont pourtant reçu un traitement antibiotique bien conduit pour traiter un érythème migrant, développent à moyen terme (quelques mois) des symptômes dont on ne sait pas s’ils sont dus à la piqure de tique.

Dans ce cadre, nous mettons en place une cohorte de suivi de personnes piquées par une tique et présentant différents symptômes, soit un érythème migrant, soit des symptômes cliniques ou biologiques inexpliqués sans érythème migrant. L’objectif est de rechercher des agents microbiens responsables de ces symptômes.

Afin de bénéficier de ce suivi médical, nous vous demandons :

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De signaler votre piqûre, de prendre une photo de la tique et de l’envoyer à nos laboratoires selon la procédure détaillée sur ce lien internet

De prendre contact avec un des centres hospitalier suivants :

• CHU de Besançon : 03 81 21 85 50
• CHU de Garches : 01 47 10 77 30 | francoise.kostas@aphp.fr | severine.roudier@aphp.fr
• CHU de Saint-Antoine, Paris : 01 49 28 24 86 | clin.res.mit.sat@aphp.fr
• CHU de Saint-Etienne : 04 77 12 05 65 | veronique.ronat@chu-st-etienne.fr

 

Au plus tôt après la piqûre

Ce suivi doit être mis en place au plus tôt après la piqûre pour que nous puissions faires des examens et des prélèvements adéquats. Nous ne pouvons pas inclure des personnes ayant été piquées depuis longtemps et qui n’ont pas signalé leur piqure et envoyé leur tique piqueuse au laboratoire (la procédure pour le faire est expliquée sur le site de signalement tique)

Le suivi médical nécessite votre consentement signé et consiste en trois à quatre visites obligatoires pendant l’année suivant votre piqûre, au cours desquelles nous vous demanderons de répondre à un questionnaire et nous effectuerons un bilan médical clinique et trois prélèvements sanguins. Une biopsie cutanée, un prélèvement de liquide articulaire et/ou céphalorachidien pourront être également réalisé avec votre consentement si vous présentez certains symptômes.